Le pull en maille est sans doute l’une des pièces les plus précieuses de notre garde-robe automnale et hivernale. Doux, chaleureux et intemporel, il mérite pourtant une attention particulière pour ne pas se déformer, bouloter ou perdre ses couleurs au fil des lavages. Un entretien adapté peut prolonger la durée de vie d’un pull de plusieurs années, alors qu’un mauvais geste suffit parfois à l’abîmer définitivement. Voici toutes les astuces pour chouchouter vos mailles et continuer à les porter avec plaisir saison après saison.
Comprendre la matière de son pull pour mieux l’entretenir
Avant même de penser au lavage, il est essentiel de connaître la composition exacte de votre pull. Laine, cachemire, coton, mohair ou fibres synthétiques ne réagissent pas de la même façon à l’eau, à la chaleur ou aux frottements.
Lire l’étiquette avant tout geste
L’étiquette cousue à l’intérieur du vêtement contient des informations précieuses. Elle indique la température de lavage recommandée, la possibilité d’un lavage en machine ou l’obligation d’un lavage à la main, ainsi que les consignes de séchage. Prendre quelques secondes pour la consulter évite bien des déconvenues.
Adapter ses gestes selon la fibre
La laine et le cachemire sont des fibres naturelles fragiles qui craignent la chaleur et les frottements excessifs, pouvant entraîner un feutrage irréversible. Le coton, plus résistant, supporte mieux les lavages fréquents mais peut se déformer s’il est mal essoré. Quant aux matières synthétiques comme l’acrylique, elles sont globalement plus robustes mais ont tendance à accumuler l’électricité statique et à bouloter rapidement. Chaque matière demande donc une approche spécifique pour conserver toute sa qualité.
Bien laver son pull en maille sans l’abîmer
Le lavage est l’étape la plus délicate dans l’entretien d’un pull. Mal réalisé, il peut entraîner rétrécissement, déformation ou perte de douceur.
Privilégier le lavage à la main
Pour les pulls en laine, cachemire ou mohair, le lavage à la main reste la méthode la plus sûre. Il suffit de remplir une bassine d’eau tiède, d’ajouter une lessive spéciale laine ou quelques gouttes de shampoing doux, puis de plonger délicatement le pull sans le frotter. Un simple pressage suffit à faire pénétrer l’eau savonneuse dans les fibres. Le rinçage doit se faire à l’eau claire, toujours à la même température pour éviter un choc thermique qui pourrait feutrer la laine.
Utiliser la machine avec précaution
Si vous optez pour un lavage en machine, choisissez impérativement un programme laine ou délicat, à basse température, avec un essorage réduit au minimum. Il est conseillé de retourner le pull sur l’envers et de le glisser dans un filet de lavage pour limiter les frottements avec les autres vêtements. Cette précaution simple évite le boulochage et préserve la forme originale du tricot.
Éviter les erreurs courantes
Parmi les gestes à proscrire, on retrouve l’essorage énergique en machine, l’utilisation d’une eau trop chaude ou encore le mélange avec des vêtements à fermetures éclair ou boutons qui accrochent les mailles. Ces erreurs sont souvent à l’origine des déformations que l’on croit inévitables avec le temps.
Sécher et repasser correctement pour préserver la forme
Le séchage est une étape tout aussi déterminante que le lavage. Un pull mal séché peut perdre sa coupe en quelques heures seulement.
Le séchage à plat, geste indispensable
Jamais de suspension sur un cintre pour un pull en maille humide. Le poids de l’eau étire les fibres et déforme irrémédiablement les épaules et les manches. La bonne méthode consiste à poser le pull à plat sur une serviette propre, en lui redonnant sa forme initiale, puis à le laisser sécher à l’air libre, loin d’une source de chaleur directe comme un radiateur. Retourner le pull à mi-séchage permet une diffusion homogène de l’air.
Repasser sans risque
Si un coup de fer s’avère nécessaire, mieux vaut toujours repasser à l’envers, avec un linge humide interposé entre le fer et la maille, et une température basse adaptée à la fibre. La vapeur douce est souvent préférable au contact direct du fer, particulièrement pour les pulls en cachemire ou en laine mérinos.
Lutter contre le boulochage et les agressions extérieures
Avec le temps, même les pulls les mieux entretenus peuvent développer de petites boules de fibres disgracieuses, appelées bouloches.
Utiliser une brosse ou un peigne à mailles
Une brosse spécifique ou un peigne à bouloches permet d’éliminer délicatement ces petites imperfections sans abîmer le tissu. Un passage régulier, une à deux fois par mois, suffit à conserver un aspect net et soigné.
Se méfier des frottements répétés
Le port d’un sac à bandoulière, d’une ceinture de sécurité ou le contact prolongé avec une surface rugueuse favorise l’apparition de bouloches. Limiter ces frottements quotidiens contribue grandement à préserver l’aspect lisse du tricot.
Bien ranger son pull pour éviter les mauvaises surprises
Le stockage est souvent négligé, alors qu’il joue un rôle majeur dans la conservation d’un pull sur le long terme.
Plier plutôt que suspendre
Contrairement aux chemises ou vestes, les pulls en maille doivent toujours être pliés et non suspendus sur un cintre. Cette règle simple évite les déformations au niveau des épaules qui apparaissent souvent après plusieurs semaines de suspension.
Protéger des mites et de l’humidité
Pour un rangement estival ou une mise en sommeil prolongée, il est recommandé d’utiliser des housses respirantes et de glisser quelques sachets de lavande ou de cèdre, naturellement répulsifs contre les mites. Un environnement sec et aéré reste la meilleure protection contre les mauvaises surprises au moment de ressortir le pull à la saison suivante.
Prendre soin d’un pull en maille ne demande finalement que quelques gestes simples, mais réguliers. En adaptant le lavage, le séchage et le rangement à la matière de chaque pièce, il devient possible de conserver ses pulls préférés intacts pendant de nombreuses années, pour un dressing à la fois élégant et durable.


